Resident Evil 4

Titre original Biohazard
Support GameCube, Wii, PlayStation 2, PC
Sortie 1er janvier 1970
Genre Survival-Horror
Développeur Capcom
Éditeur Capcom
Multijoueur Non
Graphismes

Nouveau gameplay oblige, ce sont des graphismes en 3D temps réel époustouflants que nous sert Capcom. Un rendu visuel aussi beau que ceux des opus Rebirth et Zero. Les graphismes en 3D précalculée passent à la trappe, faisant la part belle à de sublimes graphismes en 3D temps réel, avec une vue TPS (Third Person Shooter). L'animation est de très bonne facture, d'une fluidité limpide, il n'y a pas le moindre ralentissement, même en présence d'un groupe important d'ennemis.

Les modélisations des personnages et des ennemis frisent la perfection. Leur panel de mouvements est extrêmement étoffé. Il n'y a pas vraiment de gestion de physique sur l'animation des personnages et des monstres mais certaines gesticulations sont assez crédibles.

Les environnements du jeu sont assez vastes, certaines zones reliant différents secteurs sont confinées mais il n'y en a pas beaucoup. La plupart du temps, vous explorerez des lieux immenses où il est facile de céder à la tentation de faire une halte pour admirer la beauté des décors même si les ennemis ne vous laisseront que rarement ce luxe. Les effets d'éclairage sont angoissants à souhait, tout comme les flammes vacillantes d'une torche dans une grotte et des chandeliers à l'intérieur du château. Les remous à la surface de l'eau sont bluffants de réalisme et les effets météorologiques sont plus vrais que nature. Les zones que vous arpenterez seront le village, le château et la base militaire.


Les textures sont particulièrement bien travaillées sur Gamecube. Sur Playstation 2 elles sont moins jolies et un peu grossières.
De même que les couleurs sur Gamecube sont un tantinet plus vives que sur Playstation 2 mais la différence reste assez minime à ce niveau là. La Gamecube est poussée jusque dans ses derniers retranchements. Il n'y a rien à dire, techniquement, l'aspect visuel est sublime. La Playstation 2 montre également ce qu'elle a dans le ventre au niveau des graphismes, mais pas au même point que le cube de Nintendo.
Seuls quelques effets d'escalier (dans les deux versions) viennent un peu noircir le tableau mais rien de bien méchant.

Les développeurs ont jugé bon de ne laisser que des scènes cinématiques réalisées avec le moteur du jeu et le résultat est stupéfiant. Le moteur du jeu est si performant et offre un si grand degré de réalisme qu'il est parfois difficile de faire la différence entre phases de jeu et cut-scenes.

Bande son

Bien que discrète par moment, l'Original Sound Track de Resident Evil 4 se prête merveilleusement bien aux circonstances. Sachez que la version Playstation 2 compte une intro de plus par rapport à la version Gamecube. Au tout début de l'aventure, on entend une courte chanson flamenco histoire de nous plonger dans l'ambiance rafraîchissante de l'Espagne. Puis, on avance dans un silence glacial qui ne dit rien qui vaille, et on découvre en affrontant nos premiers adversaires des sonorités à la fois angoissantes et palpitantes dignes des meilleurs films de suspense et d'épouvante.

La musique d'ambiance lorsqu'elle se fait sentir hypnotise et convie le joueur à rester concentré dans le jeu, ce qui renforce son immersion. Les pistes deviennent de plus en plus présentes et stressantes à mesure que le danger est proche. Ce n'est pas vraiment de la peur qu'elles reflètent si l'on peut dire, mais plutôt du stress et parfois même un léger sentiment de panique. Tout est conçu pour vous donner des sensations fortes ainsi que des frissons à vous parcourir l'échine.


Les effets sonores, pour leur part, sont particulièrement bien réussis. Le bruit des pétoires est d'un réalisme renversant. Aucun FX ne se ressemble, les bruitages restent variés et péchus. Les cris émis par les monstres vous glaceront le sang.

Point de vue doublage, pas grand chose à dire, c'est de l'excellent travail, une fois de plus. Chaque personnage bénéficie d'une voix unique, s'accordant à merveille avec son caractère. Leon a la même voix que dans RE2, tout comme Ada et la nostalgie de réentendre ces intonations familières fera son petit effet pour les fans de la première heure. En somme, que du bonheur.

Scénario & personnages

Si la narration n'a jamais été le point fort d'un Resident Evil, ce quatrième épisode de la fameuse franchise de terreur de Capcom ne fait pas exception à cet état de fait. Seulement, la mise en scène est saisissante dès les premiers instants de jeu et le joueur devient rapidement emballé par le rythme frénétique des diverses scènes d'action. Ce faisant, les innombrables cut-scenes qui parsèment l'aventure dévoilent peu à peu quelques bribes de données essentielles à l'avancement de l'intrigue, même si certaines informations énigmatiques s'adressent a posteriori au joueur.
Bien entendu, les QTE étant souvent de mise dans les cut-scenes, ils sont primordiaux pour le dynamisme de la mise en scène.

Le fait est que bien souvent, les cinématiques sont parées d'acrobaties de notre héros, de répliques délassantes et d'une pointe d'humour noir. Mais cela ne signifie pas pour autant que le trame avance à un rythme d'escargot. C'est juste que les scènes qui révèlent des informations cruciales sont espacées par d'autres scènes qui font moins avancer le scénario mais qui plongent toujours le joueur au coeur de l'ambiance. Vous vous sentirez toujours dans la peau du protagoniste dans n'importe quelle scène du jeu. En clair, le scénario de Resident Evil 4 se construit à l'image d'un film interactif.

Le jeu commence par un bref résumé des tout derniers évènements de Raccoon City, rappelant ainsi les visions tourmentées du Virus-T à notre héros. Le scénario a un petit air de déjà-vu: sauver la fille du Président des États-Unis qui s'est faite enlevée... On a vu cela dans pas mal de films. Mais tout ceci n'est qu'un prétexte à une mise en scène qui converge vers un scénario captivant de bout en bout, même si la plupart des révélations s'accumulent vers le dernier tiers de l'aventure. On en apprend bien plus sur le virus/parasite Las Plagas et sur les effets qu'il engendre chez l'être humain, ainsi que sur un éventuel moyen d'annihiler le parasite à l'intérieur du corps. Ainsi que d'autres informations intéressantes. Tout ceci grâce à certaines cut-scènes et aux différents mémos notamment, épapillés çà et là dans le jeu.

La société Umbrella n'étant plus, c'est l'organisation Los Illuminados qui se salit les mains dans le bio-terrorisme (répandre la terreur en employant des virus et des armes biologiques au sein de la populace). On regrettera cependant une fin qui nous laisse un peu sur notre faim...



Coté personnages, on suit intensément l'histoire de Leon qui se développe à travers les différentes scènes ponctuées par des QTE qui en mettent plein la vue. En parallèle, notre brave ex-policier de Raccoon tissera certains liens avec Luis Sera et Ashley Graham.
On ne pourra pas dire la même chose avec Ada Wong qui fait des apparitions fugaces et dont les rares paroles restent ésotériques.
Quant à Krauser, on ne sait pas grand chose sur lui et on voit bien qu'il est là principalement pour apporter une touche d'action supplémentaire au soft.
Cela dit, dans l'ensemble, tous les protagonistes (y compris les méchants) du jeu ont un certain charisme tant dans leur vocabulaire que dans leur gestuelle.

Un épanchement d'émotions fortes, voilà ce que l'on ressent quand on joue à Resident Evil 4. Un épisode qui tranche radicalement avec tout ce qui a été vu auparavant, délaissant ainsi le traditionnnel gameplay en 3D précalculée. Shinji Mikami signe là une nouvelle ère pour sa série à franc succès, où elle continuera de s'orienter dans l'action pure et dure. Car oui, Resident Evil 4 est dirigé par l'action avec un grand A, provoquant par ce fait un degré de jouabilité intense (mention spéciale aux QTE dont le principe est fort bien venu).

Graphiquement, le jeu est une bombe et à n'en pas douter le plus beau jeu Gamecube car il exploite pleinement les capacités de la machine cubique. Sur Playstation 2 le titre est un peu moins joli visuellement, la raison étant que le monolithe noir de Sony est un peu moins puissant que le cube de Nintendo, mais ça reste du grand luxe pour le support.
Les musiques ne sont plus ce qu'elles étaient autrefois mais quelque soit le support sur lequel vous jouez, vous aurez votre dose de frissons grâce à l'ambiance sombre et la tension permanente qui en émanent.

Vous l'aurez compris, en dépit de ses changements radicaux, Resident Evil 4 reste un très bon cru et apporte une nouvelle jeunesse à une saga qui stagnait depuis quelques années.
Malgré une fin qui inspire un léger sentiment d'inachevé, RE4 reste un joyau dans les archives de l'illustre saga de Survival-horror de Capcom.
Fubuki, le 05.05.2013


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