Final Fantasy VII Crisis Core

Titre original Final Fantasy 7 Crisis Core
Support PSP
Sortie 1er janvier 1970
Genre Action-RPG
Développeur Square Enix
Éditeur Square Enix
Multijoueur Non
L’aspect positif lorsque l’on a un retard conséquent dans l’univers des jeux vidéo, c’est que l’on ne loupe pas les préquelles de certains jeux.
Final Fantasy 7 fait partie de ce genre de jeu, dont une compilation a été crée depuis fort bien longtemps.
J’ai donc récemment terminé en long, en large et en travers Final Fantasy 7 : Crisis Core, qui nous relate les événements se déroulant 7 ans avant le jeu Final Fantasy sur PS1. Verdict ?

De vilains défauts


Je vais commencer à l’envers en abordant les points du jeu qui m’ont déplu. Final Fantasy 7 Crisis Core est un Action-RPG, ce qui sous-entend des combats en temps réel et à la troisième personne.
La première chose que je vais pointer du doigt, ce sont ces combats. Je trouve qu’ils manquent de… Fluidité. En effet, je m’attendais à avoir entre les mains un mode de combat similaire à un Kingdom Hearts, hors, je me retrouve avec un jeu au système hybride, sorte de mélange entre un celui pré-cité et un Final Fantasy 12.
En effet, les commandes (qui sont prédéfinies en fonction des matérias que vous choisissez même s’il vous est au départ possible de courir, défendre, faire une roulade et attaquer) ont un temps de préparation.
Vous séléctionnez la commande attaque et ensuite, Zack attaquera. Les combos manquent donc cruellement de fluidité, à l’instar des divers sorts de magie et autres compétences. Il est en effet frustrant de voir notre Zack donner un coup, s’arrêter 0.1 secondes, enchaîner le deuxième combo, ect…
C’est aussi un problème puisque aucune annulation des commandes en cours n’est prévu : si vous souhaitez soudainement revenir sur votre décision pour esquiver un coup mortel de l’ennemi, vous devrez attendre que la commande précédente ait finie de s’exécuter… pour ensuite esquiver. C’est un peu ballot quand même hein ?

Autre point négatif, cependant inhérent aux A-RPG. La linéarité. Bon, ok, les décors de Nibelheim, Midgar avec une bonne 3D, revoir Tseng, les références à Vincent, Cloud, Tifa, Youffie, oui, ça fait du bien aux mireilles.
Mais bon sang, 10/15h de jeu maxi pour terminer le jeu en mode histoire… C’est pas terrible.
D’autant plus que les missions et autres quêtes censées prolonger la durée de vie du jeu demeurent obsolètes et ne proposent pas de réels défis pour les joueurs hardcores. On fait vite le tour des décors et des missions qui se ressemblent toutes : buter un boss sur un parcours remplie d’ennemis. Il vous est cependant possible d’esquiver les combats en rasant les murs, ce qui est fortement déconseillé étant donné que Zack ne gagnera pas d’expérience…

Dernière chose concernant les combats : l’OCN (L’onde Cérébrale Digitale). Zack est un personnage sur lequel les divers événements du jeu ont un impact sur sa psyché. Ceci fait donc varier, au cours des combats, son OCN.
Il s’agit en fait d’une roulette sur laquelle vous n’aurez JAMAIS la main-mise et qui se déclenche de façon aléatoire. Si vous tombez trois fois sur le même visage, c’est Bingo ! Vous déclencherez l’attaque du personnage en question. Trois Sephiroth donneront l’attaque Octofrappe. Trois Cloud une attaque Météorite. Aeris vous soignera.Trois chimères, une invocation (en cinématique ultra classe s’il vous plaît). Sauf que ce système, pourtant nouveau et indispensable face à certains boss, peut rapidement vous excéder. Pourquoi ne pas avoir laissé au joueur la possibilité d’arrêter la roulette lui-même ? Résultat : on est obligé de se taper la cinématique de l’attaque du protagoniste sélectionné… C’est d’autant plus énervant que l’OCN peut s’activer alors qu’il ne vous reste qu’un coup à donner à l’ennemi, ou bien lorsque vos HP sont à fond, Aeris vous soigne… Un système bien pensé au départ, mais mal calibré à mon goût.

Un jeu honnête


Et c’est à peu près tout pour ce qui est des défauts. Crisis Core est un titre qui sait tenir en haleine et qui offre de la profondeur en ce qui concerne les événements de Nibelheim, quand bien même est-ce, à mon avis, un prétexte pour la pompe à fric qu’est FF7.
Car à défaut de n’être là que pour générer un max de thunes, Crisis Core remplit son contrat de divertissement en tant que Spin-Off, mais nous permet aussi d’en découvrir plus sur celui que beaucoup considèrent comme le vrai héros de Final Fantasy 7 : Zack Fair. C’est le nom de mon chien au passage.

Jeune recrue du SOLDAT de la compagnie Shinra, c’est déjà un Seconde classe prometteur, quoi que un peu trop tête brûlée. Sans perdre sa bonne humeur, Zack passera du statut du jeune insouciant à celui d’un symbole porteur de rêve et d’espoir, laissant Cloud devenir son héritage vivant. Chose étonnante, nous n’en apprenons au final pas plus que cela sur Zack ! En effet, si sa relation avec Aeris devient plus claire, on ne sait au final que très peu de choses sur lui, si ce n’est qu’il vient de Gongaga. Zack n’est que le spectateur (attachant et charismatique à souhait cependant, surtout lorsqu’il endosse son costume de 1ère classe) des événements qui vont littéralement lui tomber dessus. C'est lorsqu'il deviendra le détenteur de l'épée broyeuse qu'il gagnera en maturité et continuera de faire perdurer les idéaux de son mentor, en reprenant le flambeau.

Pour remplacer la joyeuse troupe de Cloud, il fallait des personnages au background intéressant, classe et permettant de justifier l’achat de Crisis Core. Angeal, Genesis, Sephiroth et Lazard y parviennent et ce, les doigts dans le nez.

Angeal est le mentor de Zack, posé et humble, premier détenteur de la fameuse épée broyeuse qu’il léguera ensuite à son disciple. Avec Génésis, il découvrira ses véritables origines et de cela, découlera donc les 15 heures de vie du jeu. Bon, vous l’aurez compris, Angeal, Génésis et Séphiroth sont tous copains, vous vous doutez donc aussi qu’ils sont liés… Oui, Crisis Core nous en dévoile plus sur le projet Jénova. Génésis prendra presque la même tangente que Sephiroth là où Angeal se posera des questions sur son humanité. Etait-ce franchement nécessaire, encore une fois ?

Non. Mais c’est tellement cool que je m’en fous. D’autant plus que les cinématiques sont à pleurer de beauté et n’ont rien à envier aux images de synthèses d’Advent Children. Tetsuya Nomura se fait du fric sur mon dos, mais il le fait bien… Alors que voulez-vous que je dise moi, pauvre fanboy… Grosse mention à la cinématique où Sephiroth, Génésis et Angeal s’affrontent. Les combats demeurent quand même bien sympathiques quoi que très bourrins, les attaques sont splendides et la possibilité de fusionner les matérias ajoutent un vrai plus au jeu.
Autre gros plus, la présence de boss dantesques qu'il est jouissif, de mettre à terre, on se croirait dans God Of War (bon, ok je sors). On regrettera cependant l’impossibilité de naviguer par soi-même dans les divers environnements du jeu, d’autant plus qu’ils sont agréablement bien refaits et soulignons le de nouveau, la linéarité... Le jeu se décompose entre des phases de cinématiques, des dialogues, une mission, on avance dans l'histoire et ainsi de suite. La courte durée de vie évite de tomber dans le redondant.

En conclusion, Crisis Core demeure un honnête Spin-Off qui saura vous tirer une larme lors de sa cinématique finale. Il demeure cependant très linéaire et reste réservé aux fans du jeu PS1. Adieu Zack !

Retrouvez également l'article sur :

Yomigues, le 10.12.2013


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