Tomb Raider

Titre original Tomb Raider
Support PlayStation, PC, Mac
Sortie 1er janvier 1970
Genre Aventure
Développeur Crystal Dynamics
Éditeur Eidos Interactive
Multijoueur Non

17 ans d’existence et pas une ride.


Tomb Raider est une série emblématique qui a connu un véritable succès critique et commercial sur Playstation. Malheureusement, elle s’est reposée sur ses lauriers, ce qui n’a pas empêché la licence de perdurer, mais qui a sérieusement entaché sa réputation. Cependant, après 17 ans d’existence, Lara Croft en a encore sous le capot. Crystal Dynamics et Square Enix nous annoncent son retour et très vite on se met à espérer… et à baver.

Plus jeune, plus belle, notre chère Lara subit un lifting.


Plus qu’un effet de mode, l’apparence est un véritable fait de société. Lara Croft n’y échappe pas, elle nous revient plus jeune et encore plus belle. Terminée la rigidité de ses mouvements, les technologies d’aujourd’hui permettent à Lara de nous montrer ses généreuses courbes et de profiter d’une animation à la hauteur de ses capacités physiques diverses et variées. Une opération chirurgicale n’étant pas une idée scénaristique brillante, raconter la jeunesse de Lara semble être la solution. Il faut avouer que les préquelles et reboots ont le vent en poupe et ce Tomb Raider fait office des deux.
En effet, la licence évolue et elle suit une tendance actuelle, en étant plus accessible, dynamique et ouverte. Les environnements sont moins étriqués qu’à l’accoutumée et de nombreuses zones promettent plusieurs possibilités. Nous sommes toujours dans une certaine linéarité imputée à une intégration scénaristique forte, ce qui n’empêche pas le côté couloir d’être partiellement camouflé.

L’histoire…


Plutôt classique, l’héroïne participe à une expédition qui a pour but de trouver les vestiges du royaume de Yamatai. Pas de bol, leur navire pris dans une tempête échoue sur une île mystérieuse. Pour continuer dans la malchance, cette île est habitée par un peuple vouant un culte à la reine Himiko et bien entendu, ils sont loin d’être pacifiques.
Ils sont même quelque peu timbrés, avec des goûts plutôt macabres.
Bref, notre belle Lara va s’empresser de retrouver ses compagnons d’infortune et de démêler le mystère de cette île et de son peuple. Et là il faut le mentionner, elle va en prendre plein la tronche durant toute l’aventure, soit une bonne dizaine d’heures. En effet, l’histoire nous montre une Lara Croft fragile, limite peureuse. Pour autant, elle apprend vite et dégomme tous ceux qui s’opposent à elle. Et là, quoi de mieux qu’un bon fusil à pompe ? Bien sûr, le pistolet, le fusil d’assaut et le moins conventionnel arc seront également de la partie.

Le tir à l’arc, sport officiel ?


Porté par des blockbusters tels que FarCry 3 et Crysis 3, le tir à l’arc est le sport incontournable de 2013. En grand challenger, Tomb Raider ne manque pas à l’appel. D’ailleurs, il permet d’avoir une approche furtive et de sniper nos ennemis en silence, devenant un élément essentiel dans notre progression dans le jeu.
De plus, qui dit arc dit chasse. Cette activité somme toute facultative est possible comme beaucoup d’autres. En effet, en bon pilleur de tombes, Lara Croft peut dénicher des objets cachés, ainsi que des tombeaux. Elle peut également améliorer ses armes en récoltants des outils ou toutes sortes de pièces.
Encore jeune fille, elle a aussi de nombreuses choses à apprendre. Un petit aspect RPG est introduit dans la mécanique du jeu. Ses actions lui rapportent de l’expérience et elle gagne ainsi des niveaux qui permettent de débloquer des compétences dans la survie, le maniement des armes…


Nathan Drake au féminin !?


Finalement ce Tomb raider emprunte beaucoup à Uncharted, mais ce dernier s’inspirait déjà bien de la licence. Un juste retour des choses diront certains. Dans tous les cas, c’est une vraie réussite. Crystal Dynamics sort un reboot à la hauteur de nos espérances.
La mise en scène est époustouflante, l’aventure est extrêmement dynamique et haletante. Les temps morts sont peu nombreux et servent essentiellement à instaurer un climat de « survie », les coins près du feu pour sauvegarder sa progression par exemple.
C’est également l’occasion de voir que ce nouveau Tomb Raider instaure des mécaniques de jeu différentes de celles de ses prédécesseurs. S’il y a bien des moments d’exploration et de réflexion, leur proportion dans le jeu est moindre.

Un virage [trop] important !


C’est certain, il est plus accessible. Terminés les casse-têtes à l’ancienne, ce Tomb Raider n’offre pas vraiment de challenge. Il mise tout sur le spectaculaire, quitte à dénaturer l’essence même du jeu. Au final, on se retrouve dans un jeu d’action surréaliste compte tenu de l’histoire qu’on nous raconte. Je n’ai pas compté, mais elle en bute un paquet, d'ennemis, ce qui décrédibilise la fragilité de l’héroïne. Pour autant, ces phases de gunfights sont vraiment nerveuses, plaisantes et parfaitement dosées. Aussi étonnant que cela puisse être, elles sont un véritable atout.
Moins louable, on note l’arrivé des QTE. Un système pourtant très critiqué, mais qu’on retrouve ici. Je doute de sa nécessité tant le jeu ne nous endort pas une minute. Enfin, il reste très discret donc pourquoi pas.



Ce Tomb Raider en est-il toujours un ?


Nous sommes dans un reboot, donc oui, Tomb Raider emprunte un virage. La licence s’ouvre à un plus large public. Certains fans peuvent crier au scandale. Pour ma part, je trouve ce reboot très bien réalisé. Il conserve l’identité de la licence, on retrouve toujours l’exploration et les puzzles. Alors certes, ils ont pris une importance nettement moins grande que dans d'autres épisodes de la série. Pour autant, le jeu gagne une certaine fraîcheur. Il a évolué dans la tendance actuelle et cette évolution est réussie.
Le Rédacteur Anonyme, le 04.03.2014


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